Eymoutiers
Cartographie des perturbations forestières
La commune en bref
Surface totale de forêt
3915 ha
Dont :
- feuillus : 2249 ha
- conifères : 977 ha
- mixtes et non-classés : 690 ha
Surface de forêt rasée depuis 2018
301 ha
En pourcentage :
- de la forêt : 7.7 %
- des feuillus : 4.89 %
- des conifères : 15.12 %
Surface de forêt rasée par an
43 ha par an
En pourcentage :
- de la forêt : 1.1 %
- des feuillus : 0.7 %
- des conifères : 2.16 %
Durée estimée du cycle de la forêt
91 années
Soit 84 restantes !
Espérance de vie d'un chêne : > 500 ans.
A savoir
Comme pour toutes les données, il est important de connaître leurs limites afin de mieux comprendre ce qu’elles peuvent vraiment nous révéler.
Limites de la classification des types de forêts
La classification des types de forêts (et leur localisation) provient de la base de données BDForêt® de l’IGN. Celle-ci est générée via un processus semi-automatisé, qui, bien que fiable, comporte quelques imprécisions, notamment :
BDForêt repose sur des relevés et des informations générées sur plusieurs années. Or, les forêts évoluent rapidement sous l’effet des interventions humaines (exploitation forestière, urbanisation) ou naturelles (tempêtes, incendies). Cela signifie que les informations fournies peuvent ne pas toujours refléter la situation actuelle sur le terrain.
La classification des types de forêts peut manquer de précision dans certaines zones. Par exemple, les types de forêts mixtes ou les forêts en transition peuvent être mal identifiés ou classés dans des catégories génériques. De plus, les petites parcelles forestières ou les forêts linéaires (comme les haies forestières) peuvent être mal représentées, voire omises.
Limites de la détection des perturbations
La détection des perturbations majeures de l’écosystème forestier, même si elle repose sur un algorithme développé avec soin et passion en Limousin, présente aussi certaines limites :
Résolution temporelle et spatiale : Avec une résolution de 10 mètres, Sentinel-2 permet de détecter des changements dans la végétation, mais peut manquer les petites coupes rases ou perturbations locales. Sa fréquence de passage (5 jours) peut également ne pas capter des événements temporaires ou survenus entre deux images.
Conditions météorologiques : Les images satellite peuvent être altérées par des nuages ou de la brume, surtout dans les zones humides. Même avec des corrections, certaines zones restent difficiles à observer précisément.
Limites de l’indice NDVI : Bien que bon indicateur de la végétation, le NDVI peine à distinguer les coupes rases d’autres perturbations (maladies, incendies). Dans les zones à végétation clairsemée ou feuillage persistant, il peut mal interpréter les variations.
Réactivité aux changements subtils : Le NDVI détecte bien les changements majeurs, mais est moins performant pour les coupes sélectives ou les perturbations progressives, qui peuvent être masquées par la régénération rapide de la végétation.
Nos recommandations
Il est toujours judicieux de vérifier les données sur plusieurs sites, notamment dans des communes aux caractéristiques environnementales différentes de celles où le modèle a été conçu.
Bien qu’elles offrent une vision globale intéressante, ces données doivent toujours être complétées par une validation manuelle pour plus de précision.
Source des données
Annotation des forêts: BDForêt® V2 sous Licence ETALAB-Licence-Ouverte-v2.0
Altitudes: Service Géoplateforme de calcul altimétrique sous Licence ETALAB-Licence-Ouverte-v2.0
Données satellite: Copernicus (satellite Sentinel 2) obtenues par Sentinel-Hub, sous Licence CC-BY-SA
Fond de carte: ESRI
Perturbations et calculs associés - Algorithme maison sous Licence CC-BY-SA